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Patrimoine du Golfe, cabinet de gestion de patrimoinePatrimoine du Golfe

Protéger sa famille en cas de décès : combien faut-il prévoir ?

C'est la question que l'on repousse, et pourtant elle se chiffre en dix minutes : si vous disparaissiez demain, de combien vos proches auraient-ils besoin pour maintenir leur niveau de vie, et de combien disposeraient-ils réellement ? L'écart entre les deux est la seule chose qui compte. Voici la méthode, celle que nous utilisons dans votre espace.

Ce qu'il faudrait maintenir

Partez du revenu net annuel du foyer et de la part que vos proches devraient conserver : 70 % est une base courante, car certaines dépenses disparaissent avec la personne. Multipliez par le nombre d'années pendant lesquelles ce revenu doit être maintenu, souvent jusqu'à l'autonomie des enfants. Un capital placé prudemment produit un peu d'intérêts pendant cette période, ce qui réduit légèrement la somme à réunir.

Ce qu'il faudrait régler tout de suite

  • Les dettes à solder : le capital restant dû des crédits qui ne sont pas couverts par une assurance emprunteur, ou qui ne le sont qu'en partie.
  • Les frais immédiats : obsèques, droits de succession éventuels, frais divers des premiers mois.

Ce qui est déjà en place

  • L'assurance emprunteur : sur un crédit immobilier assuré à 100 % sur votre tête, le capital restant dû est remboursé. À 50 %, la moitié seulement.
  • Les capitaux décès de vos contrats de prévoyance, et ceux garantis par votre employeur ou votre caisse de retraite.
  • L'épargne disponible : livrets, assurance vie, comptes. Pas l'immobilier, qui ne se vend pas en quelques semaines.
  • Les pensions de réversion et le capital décès de la Sécurité sociale, modestes mais réels.

Un exemple

PosteMontant
Revenus à maintenir : 70 % de 55 000 € pendant 15 ans, capital placé à 2 %environ 500 000 €
Dettes non couvertes et frais immédiats165 000 €
Capital à prévoirenviron 665 000 €
Épargne disponible + capitaux décès garantis260 000 €
Écart à couvrirenviron 405 000 €

Un écart de cet ordre paraît impressionnant ; il se couvre pourtant par un contrat de prévoyance temporaire décès dont la cotisation, pour un quadragénaire en bonne santé, se compte en dizaines d'euros par mois. C'est le rapport coût sur protection le plus favorable de toute la gestion de patrimoine, et le plus souvent négligé.

Les erreurs fréquentes

  • Croire que l'assurance emprunteur suffit : elle rembourse la banque, pas le budget de la famille.
  • Compter sur l'immobilier : un bien locatif rapporte, mais ne se transforme pas en trésorerie le mois suivant.
  • Oublier la clause bénéficiaire : un capital décès mal fléché peut rester bloqué ou aller à la mauvaise personne.
  • Ne pas actualiser : une naissance, un nouveau crédit, un divorce changent tout le calcul.

Faire le calcul avec vos chiffres

Dans votre espace Golfe Invest, la section « Protéger votre famille » reprend cette méthode avec vos revenus, vos crédits, votre épargne et vos contrats connus du cabinet. Vous obtenez l'écart en quelques questions ; votre conseiller étudie ensuite les garanties adaptées et vous les propose sous forme de préconisation chiffrée. Le bilan est gratuit.

Prévoyance, assurance vie, capital décès : qui fait quoi

OutilCe qu'il verseÀ quiPoint d'attention
Contrat de prévoyance décèsUn capital ou une rente, fixés à l'avanceAu bénéficiaire désignéCotisation qui augmente avec l'âge ; questionnaire de santé
Assurance vieL'épargne accumulée, avec un régime successoral favorableAu bénéficiaire désignéCe n'est pas une garantie : le capital est celui que vous avez versé
Assurance emprunteurLe capital restant dû du crédit, selon la quotitéÀ la banqueNe remplace pas le revenu de la famille
Garantie employeur et régime obligatoireUn capital décès et une rente éducation, selon la conventionAu conjoint et aux enfantsSouvent méconnus : à vérifier dans le contrat collectif

Bien rédiger la clause bénéficiaire

Un capital décès va à la personne désignée dans la clause bénéficiaire, pas à la succession. Une clause imprécise, un ex-conjoint jamais remplacé, un enfant né après la signature : ce sont les erreurs qui bloquent ou détournent un capital au pire moment. La clause se relit à chaque événement de vie, et peut être rédigée par paliers : le conjoint, à défaut les enfants par parts égales, à défaut les héritiers.

Et si vous êtes le conjoint sans revenu

La question se pose dans les deux sens. Le décès du conjoint qui ne travaille pas n'enlève pas de revenu, mais il crée des coûts : garde des enfants, aide à domicile, organisation du quotidien. Une garantie plus modeste sur sa tête a souvent du sens, et elle coûte peu.

Quand refaire le calcul

  • À chaque naissance, chaque nouveau crédit, chaque changement de revenu.
  • Quand un crédit se termine : le besoin baisse, la garantie peut être réduite.
  • Vers cinquante ans, quand les enfants deviennent autonomes et que la retraite approche : les priorités passent de la protection à la transmission.

Cet article est pédagogique et ne constitue pas un conseil personnalisé. Le choix d'un contrat de prévoyance dépend de votre situation, de votre état de santé et des garanties proposées.

Questions fréquentes

Quelle part des revenus faut-il garantir ?

70 % est une base courante : certaines dépenses disparaissent avec la personne, d'autres restent. Le bon chiffre est celui du budget réel de vos proches, poste par poste.

L'assurance emprunteur protège-t-elle ma famille ?

Elle rembourse le capital restant dû à la banque, à hauteur de la quotité assurée sur votre tête. Elle ne remplace pas le revenu qui manque ensuite chaque mois : c'est le rôle d'un contrat de prévoyance.

Combien coûte une prévoyance décès ?

Pour une garantie temporaire décès, la cotisation dépend de l'âge, de l'état de santé, du capital et de la durée. Pour un quadragénaire non fumeur, quelques dizaines d'euros par mois couvrent souvent plusieurs centaines de milliers d'euros.

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