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Patrimoine du Golfe, cabinet de gestion de patrimoinePatrimoine du Golfe

Girardin industriel

Le Girardin industriel finance du matériel productif exploité outre-mer, en échange d'une réduction d'impôt supérieure à la somme engagée. C'est le seul dispositif où l'on accepte de perdre son capital — parce que c'est le principe même du montage. Encore faut-il l'avoir compris avant de signer.

Le principe, dit clairement

Vous participez au financement d'un équipement — véhicule, matériel agricole, équipement industriel — loué à un exploitant situé outre-mer. En contrepartie de cet effort d'investissement, l'État accorde une réduction d'impôt. À l'issue de la période d'exploitation, le matériel est cédé à l'exploitant pour une valeur symbolique.

Vous ne récupérez donc ni capital, ni loyer, ni plus-value. Votre gain est uniquement l'écart entre la réduction d'impôt obtenue et la somme versée. L'opération se boucle en une année fiscale : c'est ce qui la distingue de tous les autres dispositifs.

Le risque réel, et sur qui il pèse

Si l'exploitant ultramarin cesse son activité, si le matériel n'est pas exploité dans les conditions requises, ou si le montage se révèle irrégulier, l'administration reprend la réduction d'impôt. Elle la reprend auprès de vous, contribuable, et non auprès du monteur qui a assemblé l'opération.

C'est pourquoi la seule question qui vaille est celle de la garantie : quelle couverture le monteur apporte-t-il en cas de défaillance, sur quelle durée, adossée à quel assureur, et que couvre-t-elle exactement. Un rendement fiscal supérieur à la moyenne du marché signale généralement une garantie plus faible.

Ce que nous vérifions avant de vous présenter un dossier

  • L'ancienneté et les antécédents du monteur, ainsi que le nombre d'opérations qu'il a déjà menées à terme.
  • La nature exacte de la garantie de bonne fin : ce qu'elle couvre, jusqu'à quand, et qui la porte.
  • La qualité et la diversification des exploitants ultramarins concernés.
  • Le respect du plafonnement global des avantages fiscaux, spécifique à ce dispositif.
  • La cohérence entre le montant souscrit et votre impôt réellement dû : une réduction supérieure à l'impôt est perdue.

Notre position

Le Girardin n'est pas un placement et nous ne le présentons jamais comme tel. C'est une opération fiscale, à trésorerie perdue, réservée à des contribuables lourdement imposés dont l'impôt est prévisible. Nous refusons de le proposer à quelqu'un dont la situation fiscale peut changer, ou qui aurait besoin de cette somme.

Nous vous remettons le détail du montage, de la garantie et du calcul avant toute décision. Le premier entretien est gratuit et sans engagement.

Les chiffres à retenir

  • Réduction d'impôt en une seule fois, l'année suivant la souscription, généralement comprise entre 110 et 120 % de l'apport.
  • Plafond spécifique des niches fiscales outre-mer : 18 000 €, contre 10 000 € pour le plafond de droit commun.
  • Les opérations dépassant un certain seuil d'investissement requièrent un agrément fiscal préalable, ce qui allonge les délais mais sécurise le montage.
  • Engagement d'exploitation du matériel outre-mer pendant 5 ans. Une défaillance de l'exploitant avant ce terme entraîne la reprise de la réduction.
  • L'apport est à fonds perdus : vous ne récupérez jamais le capital versé, seulement l'économie d'impôt.

Le rendement se lit donc en une ligne : vous versez 10 000 € et vous effacez 11 000 à 12 000 € d'impôt l'année suivante. Le gain est réel mais mince, et il ne couvre pas grand-chose si la reprise se déclenche. C'est la qualité du monteur et sa garantie de bonne fin qui font toute la différence entre une bonne et une mauvaise opération.

Questions fréquentes

Récupère-t-on son investissement ?

Non. Le Girardin industriel est un investissement à fonds perdus : vous n'êtes pas remboursé et vous ne percevez aucun revenu. Votre gain est l'écart entre la réduction d'impôt obtenue et la somme versée. C'est la caractéristique la plus mal comprise de ce dispositif.

Quel est le risque principal ?

La remise en cause de l'avantage fiscal. Si l'exploitant ultramarin cesse son activité ou si les conditions d'exploitation ne sont pas respectées pendant la durée requise, l'administration peut reprendre la réduction — auprès de vous, et non du monteur. D'où l'importance capitale de la garantie de bonne fin proposée.

Quand faut-il souscrire ?

L'opération doit être bouclée avant la fin de l'année civile pour produire son effet sur l'impôt de l'année suivante. Les meilleurs dossiers partent tôt ; les souscriptions de dernière minute se font souvent sur ce qui reste.

À qui cela s'adresse-t-il ?

À un contribuable fortement imposé, dont l'impôt est certain et stable, qui dispose de la trésorerie et qui accepte un risque de requalification. Ce n'est ni un placement, ni une solution pour un impôt incertain.

Quel est le risque réel du Girardin ?

La reprise de la réduction d'impôt si l'exploitant ultramarin cesse son activité avant les 5 ans d'exploitation. L'administration se retourne alors contre vous, pas contre le monteur. Certains opérateurs proposent une garantie de bonne fin qui couvre ce risque : sa présence, son émetteur et son étendue réelle sont le premier point à vérifier, avant le taux de rentabilité affiché.

Où nous rencontrer

Girardin industriel depuis nos 7 bureaux

Cette expertise est accessible depuis chacune de nos implantations, en rendez-vous sur place ou en visioconférence. Chaque bureau a son conseiller et connaît son territoire.

Nous intervenons également à Lorient.

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