Ce qu'il permet et que les autres refusent
Le PEA se limite aux actions européennes et à quelques fonds éligibles. L'assurance vie n'accepte que les supports référencés par l'assureur. Le compte-titres, lui, accueille les actions américaines et asiatiques, les obligations en direct, les ETF non éligibles au PEA, les produits dérivés, les certificats et le non-coté.
Il n'y a ni plafond de versement, ni durée minimale, ni condition de retrait. Vous vendez quand vous voulez et récupérez les fonds sous quelques jours.
Le prix de cette liberté
L'imposition est annuelle et sans sursis. Les dividendes sont taxés l'année où ils sont perçus, les plus-values l'année où elles sont réalisées. Là où un PEA ou un contrat d'assurance vie laissent capitaliser en franchise, le compte-titres prélève à chaque étape — et c'est cet effet de frottement, plus que le taux lui-même, qui pèse sur le long terme.
Un arbitrage entre deux fonds déclenche donc l'impôt sur le compte-titres, alors qu'il est neutre dans un contrat d'assurance vie. Une gestion active y coûte nettement plus cher qu'une gestion passive.
Les chiffres à retenir
- Prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les dividendes et les plus-values : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux.
- Option possible pour le barème progressif, globale et annuelle. Elle n'est avantageuse qu'aux tranches à 0 et 11 %, et elle ouvre alors l'abattement de 40 % sur les dividendes.
- Aucun plafond de versement, aucune limite de nombre de comptes.
- Les moins-values s'imputent sur les plus-values de même nature de l'année, puis se reportent pendant 10 ans.
- Au décès, les plus-values latentes sont purgées : la valeur au jour du décès devient le prix de revient des héritiers, qui ne paieront jamais l'impôt sur la hausse antérieure.
Cette purge au décès est l'avantage le moins connu du compte-titres, et il n'est pas mince. Un portefeuille détenu depuis vingt ans avec 300 000 € de plus-value latente transmet cette plus-value sans un euro d'impôt de plus-value — seuls les droits de succession s'appliquent, sur la valeur du jour.
Comment nous intervenons
Le compte-titres vient après les enveloppes fiscales, pas avant. Nous vérifions d'abord que le PEA est saturé et que l'assurance vie couvre ce qu'elle peut couvrir ; le compte-titres accueille ensuite ce qui ne rentre nulle part ailleurs.
Nous regardons aussi le rythme de gestion envisagé. Sur un portefeuille destiné à tourner souvent, le frottement fiscal annuel change le résultat davantage que le choix des titres, et une partie de l'allocation gagne à repasser dans un contrat.
Questions fréquentes
Quelle est la fiscalité d'un compte-titres ?
Prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les dividendes et les plus-values réalisées, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. L'option pour le barème progressif est possible, globale et annuelle : elle n'est intéressante qu'aux tranches à 0 et 11 %, où elle ouvre l'abattement de 40 % sur les dividendes.
Compte-titres ou PEA ?
Le PEA d'abord, tant que son plafond de 150 000 € n'est pas atteint : après cinq ans, ses gains sont exonérés d'impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux restent dus. Le compte-titres prend le relais pour tout ce que le PEA refuse — actions hors Europe, obligations en direct, ETF non éligibles — et pour les versements au-delà du plafond.
Que deviennent les plus-values au décès ?
Elles sont purgées. La valeur des titres au jour du décès devient le prix de revient des héritiers, qui ne paieront jamais l'impôt sur la plus-value accumulée avant. Seuls les droits de succession s'appliquent, sur la valeur du jour. C'est un argument sérieux pour ne pas céder un portefeuille très ancien de son vivant.
Comment sont traitées les moins-values ?
Elles s'imputent d'abord sur les plus-values de même nature réalisées la même année, puis se reportent sur les dix années suivantes. Elles ne s'imputent jamais sur le revenu global. Réaliser une moins-value en fin d'année pour compenser une plus-value déjà encaissée est une opération courante, à condition de ne pas racheter immédiatement le même titre.
Faut-il plusieurs comptes-titres ?
Rien ne l'interdit et cela n'apporte aucun avantage fiscal, contrairement à l'assurance vie. En revanche, séparer un portefeuille de long terme d'un portefeuille plus actif facilite le suivi des plus-values et le pilotage du frottement fiscal.
Où nous rencontrer
Compte-titres ordinaire depuis nos 7 bureaux
Cette expertise est accessible depuis chacune de nos implantations, en rendez-vous sur place ou en visioconférence. Chaque bureau a son conseiller et connaît son territoire.
- VannesGolfe du Morbihan et Vannes agglomérationVoir ce bureau
- AurayPays d’Auray et presqu’île de QuiberonVoir ce bureau
- BrestQuimper, Morlaix, LanderneauVoir ce bureau
- CaenCôte de Nacre et BessinVoir ce bureau
- DijonMétropole dijonnaise et Val de SaôneVoir ce bureau
- BeauneVignoble et Côte de BeauneVoir ce bureau
- RouenMétropole rouennaise et EureVoir ce bureau
Nous intervenons également à Lorient.